Pourquoi j’ai créé l’École du One Man à Bordeaux
On me demande souvent d’où vient l’École du One Man. La réponse courte : de vingt ans passés sur scène et d’un constat simple, c’est que trop de gens avec un vrai truc à raconter n’osent jamais monter. La réponse longue, la voici.
Vingt ans de scène avant de penser à transmettre
Avant de fonder l’école, j’ai passé deux décennies à jouer, improviser, écrire, me planter, recommencer. Formé à la compagnie Déclic Théâtre, j’ai fondé plus tard ma propre compagnie, La Marmaille, et j’ai eu la chance de devenir champion national de match d’impro en 2014. Beaucoup de scènes, beaucoup de bides aussi, beaucoup de moments où j’ai dû apprendre à transformer le trac en énergie plutôt qu’en frein.
Cette expérience de terrain, c’est elle qui a fini par nourrir l’envie de transmettre. Pas dans le sens « je sais tout, laissez-moi vous apprendre », mais plutôt « j’ai traversé les mêmes doutes que vous, et je peux vous accompagner à travers eux ».
Le déclic : trop de gens n’osent jamais essayer
En donnant des cours et des ateliers au fil des années, un constat est revenu sans cesse : énormément de gens ont quelque chose à raconter, un vrai sens de l’observation, une vraie envie de faire rire ou d’émouvoir. Mais ils n’osent jamais franchir le pas. Par peur du jugement, par manque de méthode, ou simplement parce qu’ils ne savaient pas par où commencer.
L’École du One Man est née de cette envie de combler ce manque : donner une vraie méthode structurée, pas juste « monte sur scène et improvise », mais un accompagnement complet, de l’écriture jusqu’à la performance, pensé pour des gens qui n’ont jamais fait ça de leur vie autant que pour ceux qui veulent se perfectionner.
Une philosophie plutôt qu’un programme rigide
Un des principes fondateurs de l’école, c’est de ne jamais imposer un chemin unique. Chacun a ses envies, ses inspirations, son rythme. Certains élèves veulent faire du stand-up pur. D’autres préfèrent des sketchs avec le quatrième mur, en incarnant des personnages. D’autres encore se dirigent vers la conférence humoristique, ou simplement vers une meilleure aisance en prise de parole professionnelle, sans jamais vouloir monter sur une vraie scène de comédie.
Mon rôle, ce n’est pas de forcer tout le monde dans le même moule. C’est d’accompagner chacun dans sa propre manière de créer et de s’exprimer, en tenant compte du fait que la vie continue à côté, que l’implication de chacun varie selon ses disponibilités et ses ambitions réelles.
Pourquoi Bordeaux, et pourquoi le théâtre Drôle de Scène
L’école est basée au théâtre Drôle de Scène, dans les Chartrons, un quartier qui a cette énergie à la fois populaire et créative qui colle bien à l’esprit qu’on veut donner aux cours : pas un cadre intimidant ou élitiste, mais un endroit où on se sent vite à l’aise pour essayer, se planter, recommencer.
Bordeaux, pour moi, c’est aussi une ville qui manquait clairement d’une vraie offre structurée autour du stand-up et de la prise de parole scénique, contrairement à d’autres grandes villes françaises. Créer l’école ici, c’était autant une envie personnelle qu’un constat de terrain.
Ce que les cours apportent, au-delà de faire rire
Un des retours qui me touche le plus, ce n’est pas « j’ai fait un carton en scène ouverte », même si ça fait toujours plaisir. C’est plutôt « j’ose davantage prendre la parole en réunion », ou « j’ai enfin réussi à faire ce discours de mariage sans trembler comme une feuille ». La scène, quand elle est bien accompagnée, déborde largement sur le reste de la vie. C’est exactement ce qu’on retrouve dans nos formations à la prise de parole en public à Bordeaux et notre travail sur la confiance en soi : la scène comme outil, pas comme fin en soi.
Le guide, une autre façon de transmettre
Tout le monde n’a pas le temps ou l’envie de suivre des cours réguliers, et c’est complètement légitime. Pour celles et ceux qui veulent avancer seuls, à leur rythme, j’ai réuni l’essentiel de ce que je transmets en cours dans un guide écrit, « Guide pour t’aider à écrire ton sketch » : les techniques d’écriture, la structure d’un sketch, la gestion du trac. Une porte d’entrée accessible pour qui veut tester par lui-même avant, ou en complément, d’un vrai accompagnement.
Une aventure qui continue
L’École du One Man n’est pas figée. Elle évolue avec chaque promotion d’élèves, chaque atelier en entreprise, chaque soirée au Comedy Club où de nouveaux visages montent sur scène pour la première fois. C’est justement ça, le cœur du projet : donner à un maximum de gens la possibilité de vivre ce moment où on ose enfin dire ce qu’on a à dire, devant un public, et où on découvre qu’on en est capable.
Si toi aussi tu as cette envie qui traîne depuis un moment, sans jamais avoir osé franchir le pas, le cours d’essai gratuit est fait exactement pour ça. Sans engagement, juste pour voir.
